SECURITE

Une convention pour coordonner les Forces de l’Ordre à Malataverne

M. Le Maire de Malataverne, Alain Fallot, accueillait en mairie, ce mardi 18 décembre, Mme Christine Bonnard, Sous-Préfète de Nyons, ainsi que le Capitaine Jean-Luc Collot, du Groupement de Gendarmerie du Département de la Drôme, est le Major Anguenot de la brigade de Donzère. Des élus du conseil municipal, dont V. Alliez et D. Robert, et les policiers municipaux de Malataverne et Châteauneuf assistaient aussi à cette signature officielle d’une nouvelle convention de coordination, qui actualise le partenariat engagé entre la Police Municipale et les Forces de Sécurité de l’Etat depuis la création du service de police malatavernois il y a déjà 8 ans.

La sécurité fait effectivement partie des priorités de la municipalité de longue date, eu égard à la situation topographique particulière de Malataverne. Proche des grands centres drômois (Montélimar et Pierrelatte), la commune doit faire face à une délinquance essentiellement itinérante, les locaux étant rarement impliqués dans les faits recensés. Cette forme de délinquance se trouve renforcée par la présence de l’échangeur autoroutier de Montélimar Sud, qui offre une possibilité de quitter rapidement les lieux, tandis que la RN7 permet de rejoindre rapidement le nord ou le sud, et que la D126 fait le lien avec l’Ardèche. D’emblée, quelques chiffres ont rappelé jeudi soir la pertinence – et l’efficacité – du service de police sur ce territoire : entre 2011 et 2017, les crimes et délits constatés sur Malataverne ont enregistrés une baisse significative de plus de 40%. C’est idem pour les atteintes aux biens (-48%), les vols liés à l’automobile (-55%), les cambriolages en général (-56%), les cambriolages en résidence principale ayant pour eux seuls baissés de 80%.

Il faut dire que le service malatavernois est régulièrement cité en exemple par les services de l’Etat, car la volonté politique s’est traduite en moyens et en actes concrets au fil des ans : armement des policiers dès l’origine ; puis renforcement des effectifs, mais aussi véritable mise en commun des services de police de Malataverne et Châteauneuf-du-Rhône ; mise en place d’une liaison radio directe entre les deux services de police et la gendarmerie, et surtout déploiement d’un programme pluriannuel pour la vidéoprotection du village entre 2014 et 2019. Citons aussi le « protocole de participation citoyenne », autrefois appelé « Voisins vigilants » qui, à Malataverne, s’appuie sur 9 référents répartis dans divers quartiers, lesquels sont les relais privilégiés de leurs voisins pour signaler tout phénomène suspect de leur secteur et ainsi lutter plus efficace contre les cambriolages.

La liste n’est pas exhaustive mais force est de constater que l’ensemble de ces mesures ont porté leurs fruits. « Les chiffres parlent d’eux-même », s’est justement félicité Alain Fallot, saluant par là même le travail effectué par les agents. « Pour 2018 (chiffres arrêtés à fin novembre) a-t-il poursuivi, le système de vidéoprotection a été sollicité 75 fois. 14 faits concernaient le secteur couvert par les caméras, contre 49 infractions essentiellement recensées hors Malataverne. Ces images ont contribué à la résolution d’enquêtes dans 29% des cas hors secteur, mais il faut noter que la vidéoprotection a permis de faire avancer positivement 90% des faits proprement malatavernois ». A ce propos, M. le Maire n’a pas manqué de rappeler – et de déplorer – le manque d’investissement financier de l’État en faveur d’un tel dispositif qui, non seulement fait la preuve de son efficacité au quotidien, mais fait beaucoup pour la sécurité d’un territoire qui va bien au-delà des frontières communales.

Pour autant, chacun a souhaité voir le positif à l’occasion de cette nouvelle convention, qui détaille les modalités d’action de chacun et renforce les échanges d’informations entre les parties. Dans ce cadre, les policiers municipaux seront désormais habilités à intervenir hors de leurs frontières pour la capture d’animaux dangereux ou pour des actions de sécurité routière liées aux axes traversants communaux. L’extension du dispositif de vidéoprotection sur la voie publique ou de vidéosurveillance des bâtiments publics a également été intégré et permet un accès direct de la gendarmerie aux images, comme par exemple à la Grotte Mandrin ou bien à l’école, en lien avec les nouvelles dispositions du PPMS (Plan Particulier de Mise en Sûreté). En effet, suite au attentats de 2015 et aux nouvelles directives de l’État, la commune s’est engagée à mettre en place dans les bâtiments communaux (groupe scolaire, Maison Petite enfance, bibliothèque) et plus largement dans les locaux recevant du publics, un dispositif de bouton d’appel d’urgence couplé à un système de vidéosurveillance faisant remonter les alertes sur des téléphones portables.